Didier Ra

Didier Ra

 

Être né le jour des morts, être bercé dans la tradition par sa famille qui respecte la tradition du fleurissement des tombes la veille de son anniversaire, aura prédéterminé la fascination de Didier pour le morbide et les monuments religieux. Cet attrait, combiné à un monde de science-fiction post apocalyptique aux tendances cyberpunk, se retrouvent sur ses créations : tatouage, peinture et sculpture. Cette facette de son art fait actuellement l’objet d’une tournée dans les galeries Spacejunk.

 

Interview de Didier Ra, par Vibration Clandestine

 

X4
X4

99% de tes sculptures sont « on board ». En moyenne, combien d’heures de travail cela représente-t-il ? Explique-nous la conception de X4…
Je n’ai jamais calculé en heures, un skate me prend environ trois semaines et un snowboard environ un mois et demi, à raison de 4 heures en moyenne par jour… Je te laisse faire le calcul. L’idée de X4 était de faire une sorte de Madone Intergalactique, l’inspiration de base dont je me suis très largement éloigné vient du jeu video «Mass Effect» et de personnages appelés les « furies » qui sont elles-mêmes largement inspirées par la «species» de HR Giger. Pour la conception, je te joins une photo AVANT la peinture, comme tu peux voir : un bout d’aspirateur, de cafetière, un enjoliveur et quelques touillettes à café …et le tour est joué.

 

Actuellement ton exposition Junks from Jupiter est à Lyon. Mi-Avril elle déménage à Grenoble et s’achèvera ainsi la tournée Spacejunk. Que t’aura-t-elle apporté ?
Outre une grande visibilité, le simple fait d’être contacté par une galerie d’art comme Spacejunk  est déjà super gratifiant et me fait énormément plaisir et c’est avec aussi un grand plaisir que j ai répondu à leurs commandes. C’était pour moi la 1ère fois que je me lançais dans une expo aussi grande et rien que cela était déjà un défi personnel que je suis fier d’avoir relevé.
Cela m’aura aussi permis de creuser un concept qui me tenait à cœur depuis longtemps et dans lequel je ne me serais probablement pas autant investi.

 

 Tu es aussi peintre. Il est difficile de trouver une photo de tes peintures. Cela va-t-il changer ?
Pas spécialement (lol), je suis un peintre très moyen et ça reste pour moi un hobby. J’avais réalisé une série d’études d’organes internes il y a quelques années dont je ne suis pas mécontent mais Jerome Catz de Spacejunk a décidé de mettre l’accent sur mes assemblages et je suis tout à fait d’accord avec lui. J’ai juste tenu à ce que la peinture «3rd» soit présente à l’expo car c’est elle qui a été le déclencheur de la série de sculptures.

X9
X9

 

Ta première passion est le tatoo. Tu n’aimes pas les flashs et tu revendiques haut et fort la création. Mais comment fonctionnes-tu ? Acceptes-tu toute idée où tu peux te faire plaisir ou psychanalyses-tu ta victime ?
Rectification, mes 1ères passions sont le dessin et la sculpture, je me suis mis au tattoo plus pour une question pécuniaire au départ, c’est avec le temps que c’est devenu une passion !

J’accepte toutes les idées du moment où elles sont un minimum originales et qu’elles peuvent correspondre à mon style graphique (largement inspiré par le manga, le graph…). 

Ca peut paraitre très réducteur mais ça laisse quand même une grande variété de styles, du New school au biomeca en passant par le Neo-jap, le cartoon…ensuite pas besoin de Psychanalyse, les personnes qui viennent me voir ont en général une idée assez construite pour pouvoir faire quelque chose de sympathique.

 

Le mot de la fin …
MERCI !

 

www.facebook.com/DidierRa
www.spacejunk.tv
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