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Diamantaire, l’étincelle !

 

Le Diamantaire illumine les rues de Paris !

 

Le Diamantaire n’est pas joaillier, ni tailleur de pierre mais il illumine néanmoins les jours des parisiens. Le Diamantaire est street artiste. Il placarde sur les murs de la capitale ses petits bijoux issus de miroir de récupération. Mais comme dans la nature aucun diamant ne ressemble à un autre. Venez avec nous découvrir toutes les facettes de l’artiste et de ses diamants…

 

 Graffé, customisé, collé ou en tableau, tu déclines le diamant sous de nombreux styles et formes. As-tu une préférence ?
ça dépend ce que j’ai envie d’exprimer que ça soit dans la rue ou en galerie. J’ai toujours autant de plaisir à coller dans la rue. C’est une sensation assez unique qui mêle tension, empressement et stress. A chaque fin de collage je ressens un soulagement. Soulagé, car le stress redescends, mais surtout soulagé parce que j’ai accompli ma mission. Mes diamants sont en place et j’ai parcouru de nouveau lieu pour surprendre les passants le lendemain. En galerie c’est tout autre chose. Dans la rue, c’est une exploration urbaine et lorsque je me trouve à l’atelier c’est une exploration sur moi-même. Mon concept dans la rue est déjà bien ancré pour moi et je ne prends pas de risque en le posant dans la rue, à la galerie j’ai l’impression de prendre des risques. Je développe, je test, j’explore à l’atelier. J’ai du mal à endosser le statut « d’artiste » qui est pour moi trop élitiste. pour répondre à ta question, je n’ai pas de préférence, j’aime surprendre, ceci est mon seul but.

Diamantaire à la forge

 Ton diamant as déjà un peu voyagé : Paris, Los Angeles, Barcelone, Zurich, Bruxelles, New York et Montréal. Inspires-tu as « diamantisé » le monde ?
Oui c’est une envie que j’ai. J’ai imaginé le concept du diamant pour qu’il soit universel. Je voulais qu’il soit reconnaissable par tous et lisible, mon intention était de laisser personne dans l’incompréhension. J’en suis arrivé à cette conclusion, car commencent par le graffiti, je me suis rendu compte que les gens n’aimaient pas ça, car il ne le comprenne pas. Pour le coup je voulais avoir la même fonction qu’un logo. Une forme minimaliste liée à une matière plus le matraquage dans la rue fait que les gens se souviendront de toi. Là ça parait un peu brut, mais le message est plus poétique et moins publicitaire

 

Diamantaire collage

 En parlant d’inspiration, quelles sont celles du Diamantaire ?
J’ai été très influencé dans le graffiti par des gens qui avait une identité, un vrai concept. Obey m’a mis une vraie claque quand j’ai vu qu’il avait énormément collé. ZEVS a été un vrai tueur avec des concepts de génie. Invader par son concept et les projets qu’il a développés après. Gilbert, Krisprolls Dondi pour leur logo. Bando Pour ses lettres. O’clock et Risote pour leur créativité dans le tag enfin bref dans le graffiti il y en a eu plein. L’art urbain a vraiment changé ma vie du jour au lendemain. Sincèrement il a donné un sens à ma vie. Après c’est ce qui m’a amené à l’art et là j’ai repris une claque. J’ai commencé par le pop art qui m’a fait découvrir la sérigraphie, la composition d’une imagine et la couleur. M.C Escher, Vasarely, Magritte, Koons, calder son dansson dans mes préférés, mais olafur eliasson et Kapoor reste mes favoris.

 

 Depuis 2012, tu enchaînes les expos solos et collectives. Que penses-tu de cet aspect du métier ?
C’est un monde qui n’est pas du tout le mien. L’aspect financier, business me dégoûte un peu dans l’art, mais il faut bien gagner sa vie. Je mets mon dégout de côté et je me dis que je fais ce que j’aime. Les expositions me permettent de créer des pièces que je ne pourrais pas mettre dans la rue. Vendre une pièce c’est aussi une satisfaction, je ne parle pas d’argent, simplement savoir qu’une personne achète une œuvre et y a un réel intérêt est fou pour moi. IL y a une sensation d’immortalité et je pense que je fais de l’art pour ça. Notre vie est très courte et j’aimerais laisser une trace.


 » Dans l’art il n’y a pas de barrière, la seule qu’il y ai est psychologique !  »

 

Du 8 octobre au 19 décembre, tu exposes à la galerie Wide Painting de Paris. Quels aspects de tes diamants pourront nous y retrouver ?
Pour cette exposition j’ai voulu travailler l’infinité et la profondeur du diamant. J’aimerais que le spectateur arrive à se perdre dans cette immensité qu’est le diamant. Pour cette exposition, j’ai créé des sculptures murales. Elles font toute 1 m x 1 m et l’épaisseur varie entre 25 et 50 cm. Ce sont des pièces extrêmement riches en matériaux donc avec un poids élevé entre 20 et 50 kg. J’ai utilisé du verre, du miroir, du plomb, de l’étain, de l’acier et du plomb. Je suis assez fière de cette exposition malgré quelques points qui me dérangent. Avec cette exposition j’ai trouvé la direction ou je voulais aller.

 

Diamantaire feat RMF

 Qu’est-ce qui te plaît dans le travail de matériaux de récupération ?
Ce que je veux mettre en valeur c’est la première vie du matériau. Savoir qu’il a vécu, le travailler avec c’est défauts pour ensuite le sublimer. On ne le voit pas forcement au premier regard, mais ça sera une légère rayure, un petit éclat, une oxydation qui fera que la pièce à une vraie âme.

 

 Nous savons, via tes photos, que tu bosses également le métal. Penses-tu à d’autres médiums pour tes futures créations ? Je travaille l’acier, car c’est mon premier métier, mais je suis très attiré par le béton, le cuivre et la feuille d’or. Dans l’art il n’y a pas de barrière, la seule qu’il y ai est psychologique. Au départ je faisais du graffiti pour la liberté d’expression maintenant que je fais de l’art ma liberté est total. En galerie, j’ai un espace de tant, que je dois remplir. C’est une sensation extraordinaire de se dire qu’un galeriste te fait confiance et te laisse la liberté d’exprimer comme tu le souhaites.

 

 Le mot de la fin du Diamantaire …
Je remercie les gens qui me soutiennent ! Les personnes qui partagent mon travail sur les réseaux sociaux, qui viennent aux expositions, aux petits mails de soutien et aux acheteurs, tout simplement merci.

 

 

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