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PEZ, un artiste hors normes !

PEZ un artiste hors normes (Back to the future, interview de 2014)

 

Fait main ou par ordinateur, visages, art urbain, abstrait, crayons ou bombes, PEZ sait tout faire et fait ce qu’il veut ! Que veut-il ? Que votre âme et votre conscience quittent leurs enveloppes charnelles et s’évadent de notre réalité grâce à l’esthétique de ses créations.

Interview de Pez, par Vibration Clandestine.

Rip © PEZ
Rip © PEZ

Pez, tu es graphiste freelance depuis 2006. Electafrobeat, ta première création est datée de 2009. Quelle est l’étincelle qui t’a décidé à partager ton univers ?
Oui j’ai mis un peu de temps avant de présenter mon travail au public, je voulais arriver à  quelque chose d’abouti. J’ai toujours dessiné, très jeune, à l’âge de 5/6 ans, je pouvais passer des heures à peaufiner mes créations. Ensuite à l’adolescence, j’ai dessiné avec plus ou moins d’intensité pour m’y replonger corps et âme après mon baccalauréat en faisant l’école Pivaut. A la suite de cette école je me suis lancé en Freelance comme graphiste pour des sociétés locales tout en continuant à dessiner sur mon temps libre.

Grâce à leur message, leur complexité et leur précision, nous pourrions passer des heures à regarder Pandémik et Playground. Quel éclair t’a frappé ?
En fait l’idée était d’attaquer des plus grands formats que mes traditionnels « sketchs » donc effectivement ces pièces sont assez détaillées et demandent pas mal d’heures de travail.

Que cherches-tu à recréer sur ces visages féminins, Annah, Eve, Lady Dolly, qui semblent écorchés ?
Je me suis basé sur des photos de modèles que j’ai dans un premier temps redessinés pour totalement les réarranger à ma sauce par la suite, dans un style beaucoup plus déstructuré. Mon idée était de créer un portrait de femme en phase de déstructuration. Je souhaitais à travers une image onirique figer le mouvement et l’apesanteur d’une décomposition et donc du temps qui passe. Je souhaitais caractériser le passage d’un état « réel » (qui serait la vie) à une forme « abstraite » (la mort) en restant agréable visuellement et positif en termes d’émotions.

Doh © PEZ
Doh © PEZ

Dans la série Distroy, Disney et les Simpson en prennent pour leur grade ! T’ont-ils fait cauchemarder étant plus jeune ?
(rires) Non, au contraire ils m’ont plutôt fait rêver. En fait c’est venu en 2 temps, j’ai commencé par Mickey, Donald et un Rapetou, et finalement j’y suis revenu plus tard avec les 6 derniers Homer, Kenny, Bart, Mario, Krusty et Buzz … Je ne sais pas vraiment pourquoi j’y suis revenu peut-être pour finaliser correctement une série que j’avais commencée ? Et puis je suis un fan éternel d’Homer donc je ne pouvais pas ne pas le faire ! Aussi, le succès qu’a rencontré Homer et sa duff y est pour quelque chose il faut bien l’avouer.

J’avais envie de leur donner une apparence étrange, urbaine et onirique qui change radicalement de l’univers des personnages. Les implanter dans d’autres mondes nous révèle d’autant plus ce qu’ils sont… Ces personnages sont tellement ancrés dans l’imaginaire collectif qu’on en oublie leurs traits et leur conception d’origine…. ça me rappelle une fin d’épisode des Simpson ou Homer se retrouve dans notre monde « réel » (cet épisode est très bon, je le conseille).

Le mot de la fin …
La vie est courte, prenez du bon temps et achetez mes disques (rires).

 

Et pour en savoir plus en 2015 c’est par là et nous vous conseillons vivement cette adresse :

www.pez-artwork.com

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