Stoul & Vibration Clandestine

En août 2015, nous vous présentions une jeune femme qui, depuis le début de son adolescence, a toujours eu envie, a toujours su qu’elle deviendrait artiste peintre. En moins d’une décennie, Stoul a imposé son travail dans l’univers de l’art urbain. Autant à l’aise avec un pinceau qu’avec une bombe aérosol, son style ne reste pas figé. L’artiste et son travail ont évolué au gré des découvertes de Stoul. À l’occasion du partenariat entre Stoul, Vibration Clandestine et Bimbambook, nous sommes partis à la rencontre de cet artiste inspirée.

 

l’interview de stoul
par vibration clandestine

 

Stoul
STOUL, estampe  » ORU WE DO IT », Impression sur béton, 30X24 cm, 2016 © ADAGP, Paris 2016

 

  • Stoul, nous avons remarqué une évolution notable dans ton travail. Quels ont été le ou les déclics de ton changement de cap ?

 

Mon travail a commencé à évoluer graphiquement et plastiquement lorsque j’ai découvert des planches de dessins techniques pour réaliser des origamis. Dans un premier temps j’ai habillé les personnages que je peignais au pochoir avec des formes géométriques comme des pliages d’origamis, puis dans un souci de recyclage et du respect de l’environnement j’ai commencé à utiliser les chutes de mes pochoirs pour réaliser des bas-reliefs en papiers blancs. En parallèle, j’allais régulièrement dans le 13e arrondissement de Paris pour me rendre à la Galerie Le Lavo//Matik, l’environnement en pleine transformation dans lequel se trouve ce lieu a captivé mes sens, j’ai longuement observé ce qui s’y trouve : le béton, l’architecture, l’espace, les lignes et les humains qui traversent cette zone.

De là j’ai transformé mes personnages pour qu’ils ne fassent plus qu’un avec les constructions que m’inspirent ces nouveaux paysages urbains. J’appelle cette série d’œuvres « ORU » qui signifie à la fois « plier » en japonais depuis la racine du mot « Origami », « ORU » signifie aussi dans la politique de la ville française « Opération de rénovation urbaine » qui consiste à réhabiliter ou démolir pour reconstruire des équipements d’habitation ou d’activité en zone urbaine, ce qui est exactement en train de se faire dans ce coin du 13e.

 

Stoul
STOUL, tableau  » ORU CAT YELLOW », Acrylique et spray sur toile, 73×60 cm, 2015 © ADAGP, Paris 2016

 

Un exemplaire d’oru we do it !
pour vous, lecteurs de vibration clandestine !

 

Stoul
STOUL, détail estampe  » ORU WE DO IT », Impression sur béton, 30X24 cm, 2016 © ADAGP, Paris 2016

 

  • Le 10 décembre, tu vas présenter à la galerie le Lavo//Matik de Paris, une nouvelle œuvre sur un support tout à fait original. Pour nos lecteurs, lève le voile…

 

C’est l’estampe « ORU WE DO IT ! » réalisée sur une plaque de béton de 33×24 cm, il s’agit d’un multiple en 5 exemplaires numérotés et signés. J’ai commencé à concevoir le visuel en février 2016 pour la journée internationale des droits des femmes. J’ai réinterprété l’image iconique populaire et féministe de « Rosie The Riveter » réalisée 1943 par J. Howard Miller. Ma version 2016 comporte des changements, Rosie ne se remonte plus la manche, à la place elle est déjà en action, elle tient une bombe de peinture dans la main, et le message « We can do it ! » (nous pouvons le faire !) a évolué maintenant c’est « We do it ! » (nous le faisons !). C’est ma réponse aux penseurs rétrogrades et à la discrimination positive.

 

Stoul
STOUL, estampe  » ORU WE DO IT », Impression sur béton, 30X24 cm, 2016 © ADAGP, Paris 2016

 

l’estampe « ORU WE DO IT ! » réalisée sur
une plaque de béton de 33×24 cm,
en 5 exemplaires numérotés et signés

 

  • Quel attrait, quelle symbolique à pour toi le support des plaques bétons ?

 

Le béton est un matériau largement utilisé en construction, il est omniprésent, il est multiple dans ses compositions, apparences et propriétés. J’avoue qu’il me fascine par sa plastique et sa résistance. Le béton est l’un des principaux emblèmes des mégapoles et de la modernité. Et comme je l’observe de près pendant mes recherches sur les nouveaux territoires urbains et lorsque je fais des peintures murales, c’est naturellement que j’ai voulu l’employer dans mon travail, tout en étant très interrogative sur son avenir car bien qu’il soit réalisé à base de matières naturelle, sa fabrication engendre beaucoup de pollution. Je me demande si dans quelques années cette plaque sera un vestige d’un temps révolu…

 

  • Le Lavo Matik est une galerie qui présente tes œuvres en permanence. Présente-nous ce lieu centré sur l’art et les cultures urbaines…

 

Le Lavo//Matik est à la fois une galerie qui expose des œuvres d’artistes confirmés et émergents issus de l’Art Urbain, c’est aussi sans doute la librairie la plus fournie de Paris en ouvrages sur le Street Art, on y trouve même des disques, des tee-shirts et une variété d’objets. Benoît Maître aka Ben Spizz a su regrouper dans ce lieu ses passions dont il est aussi acteur (pochoiriste, écrivain, chanteur). Le quartier concentre plusieurs galeries d’Art Urbain. Le Lavo//Matik est une place artistique alternative où les amateurs, collectionneurs et artistes se rencontrent autour d’un vernissage, d’une dédicace de livre ou juste en toute convivialité pour écouter un disque autoproduit.

 

Stoul
Le Lavo//Matik Paris 13e, STOUL, estampe  » ORU WE DO IT », Impression sur béton, 30X24 cm, 2016 © ADAGP, Paris 2016

 

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  • Le visuel de la plaque béton a été animé dans une vidéo qui mêle hip-hop et graff. Dites-nous tout ce qu’il faut savoir sur cette vidéo…

 

Le visuel « ORU WE DO IT ! » a eu la chance d’être animé par At prod dans la vidéo Dance x Arts. J’ai collaboré avec la danseuse Sarah D-Lice qui a conçu une chorégraphie en lien avec mon visuel sur une musique d’Aristée Thevenon, ensuite Sarah D-Lice a performé à Lyon, filmée devant un mur en béton du Musée des Confluences, puis j’ai écrit un story-board pour qu’At prod anime mon visuel dans la vidéo qui présente également d’autres collaborations.

 

  • Ta participation indirecte à la COP 21 avec l’ONG Care, t’a ouvert les yeux sur un problème de plus en plus important. Explique-nous…

 

Avec l’ONG CARE France nous avons travaillé en septembre 2015 pour sensibiliser le public sur les enjeux liés aux changements climatiques en réalisant des fresques dans Paris avant la COP21. Depuis ce projet, je me suis engagée pour le climat, car j’ai pris conscience des impacts qu’ont ces changements sur toute la planète et ses populations, nous devrions tous nous sentir concerné et agir au quotidien en toute responsabilité. http://www.carefrance.org/actualite/communique-presse-news/2015-09-27, climat-au-pied-du-mur-artiste-street-art-stoul.htm

 

Stoul
STOUL, peinture murale « ACCESS TO WATER », spray acrylique sur mur, 500×1000 cm, 2015, Le point Ephémère Paris, projet ONG Care France pour la COP 21. © Stéphane Thévenon
Capture

 

  • Tu dois sûrement avoir une kyrielle de projets en préparation pour 2017. Pouvons-nous avoir quelques infos ?

 

Je prépare un projet d’exposition personnelle. En mai au Lavo//Matik de nouvelles œuvres en relief seront présentées. L’année sera aussi ponctuée d’événements collectifs, de murs, de livres, … Vous pouvez suivre toute mon actualité sur www.stoul.com et les réseaux sociaux.

 

Stoul
STOUL, tableau  » ORU EVOLUTION 1″, Spray et acrylique sur toile, 65X50 cm, 2015 © ADAGP, Paris 2016

 

  • Stoul, les derniers mots sont pour toi…

 

J’expose de nouvelles œuvres au Lavo//Matik dont celle sur la plaque de béton, c’est la grande expo collective « Murs Ouverts #17 » qui aura lieu à partir du 10 décembre 2016 – vernissage samedi 10 décembre https://www.facebook.com/events/1604313479875767/

 

 

Stoul
ORU We can do it ! par Stoul

 

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Stoul
ORU We can do it ! par Stoul

 

Les cinqs exemplaires de « oru we do it ! » ont été fabriqué
par doyouart.com

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