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Thomas Canto, graffuturism !

 

 

Géométriques et abstraits seraient les deux notions frappantes mais cela serait réducteur que de résumer l’œuvre de Thomas Canto avec ces mots. Ses installations artistiques ouvrent une nouvelle dimension. Encore plus que de la profondeur, plus que du volume, c’est du Graffuturism !

 

Interview de Thomas Canto par Vibration Clandestine !

 

©Thomas Canto
©Thomas Canto

Les fils et perspectives, nous guident et nous perdent à la fois. Ils sont ta signature, ta marque de fabrique. D’où vient cette inspiration ?
Mon travail tourne principalement autour de la recherche de perspectives,  et des niveaux de lecture de l’image que je crée. J’ai progressivement ajouté les fils et câbles dans mes œuvres, ils me permettent de travailler en 3 dimensions et ainsi de jouer encore plus avec l’œil du spectateur, en créant des anamorphoses multiples et d’autres effets optiques. l’idée m’est venue de différents éléments urbains très graphiques comme les câbles qu’on retrouve un peu partout dans des villes comme Tokyo, où le réseau électrique est apparent.

 

 En 2013, tu réalisais cette installation unique avec Clemens Behr. Raconte-nous les tenants et les aboutissants.
J’ai découvert le travail de Clemens par une amie. Lorsque l’occasion s’est présentée, je lui ai rendu visite à Berlin. Puis nous avons collaboré le temps d’une installation dans une galerie parisienne. C’est toujours enrichissant de travailler à deux et ça m’a rappelé l’époque où je faisais des graffitis.

 

 

 

Thomas Canto : « L’idée de graffuturisme respecte un ensemble de codes et de références
dans les quels j’ai reconnu mes intentions et mon travail »

 

 

 

 Quelle est ta définition du Graffuturism ?

©Thomas Canto
©Thomas Canto

L’idée de graffuturisme représente un ensemble de codes et de références dans lesquels j’ai reconnu mes intentions et mon travail depuis une longue période. Cette version étendue du futurisme qui utilise les techniques et outils du graffiti et du post-graffiti réunit un large groupe d’artistes et de travaux, qu’ils en soient conscients ou non.
Je pense que le mouvement est reconnaissable essentiellement par ses thèmes issus de la modernité voire de l’ultra-modernité : vitesse, mise en évidence de la structure, aspect technique, mécanique, architecture, perspectives infinies,etc. Le graffiti et le futurisme étant des mouvements caractérisés en premier lieu par leur lien à l’urbain, leur rencontre pour aboutir au graffuturisme me paraît tout à fait évidente.


Depuis tes débuts, tu sembles être dans une frénésie créative. Tu multiplies performances solos et en duo, expositions à travers le monde. Est-ce cela qui nourrit ton esprit, qui influe sur tes créations ?
Je fais partie des personnes en perpétuelle activité, c’est ce mouvement incessant qui me permet effectivement d’approfondir mon travail, chaque réalisation étant le point de départ de la suivante. Plus j’expérimente, plus j’ai d’idées qui me viennent et je les mets en oeuvre le plus rapidement possible. Ca ressemble un peu à une course avec soi-même. Le fait de bouger et de rencontrer beaucoup de personnes différentes est également une source d’idées.

 

 

Le mot de la fin :
Un petit mot pour ma compagne que je remercie pour son soutien et ses critiques parfois dures mais toujours constructives.

 

© photo home page Stéphane Bisseuil

 

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