jazzavienne

Jazz à Vienne

 

 C’est une institution que le festival de Jazz à Vienne. Du 27 juin au 12 juillet, se déroulera la 34° édition. Et pourtant, toutes les années auront été synonymes de fête et de bonheur pour cet instant musical dont la réputation n’est plus à faire. Plus de deux semaines festivalières où se bousculeront de grands noms internationaux du jazz et de ses branches. Stevie Wonder, Hypnotik Brass Ensemble, Gregory Porter, Youssou Ndour, Kool and The Gang, Ben lOncle Soul, Thomas Dutronc


Stéphane Kochoyan, directeur de Jazz à Vienne, répond à nos questions.

 

ben loncle soul©guillaume landry
ben loncle soul©guillaume landry

4 scènes principales, 16 jours, 200 artistes, des projets gravitant autour, la mise en place, la coordination et la gestion d’un tel événement représentent un travail considérable. Racontez-nous…
Effectivement les études nous placent comme le premier festival d’été de Rhône-Alpes. Nous attendons 175 000 visiteurs dans une Ville de 30 000 habitants ! C’est un travail de tous les jours pour notre établissement public (huit permanents dont un emploi dit « d’avenir »). Pendant le festival ce sont près de 200 bénévoles et 200 professionnels qui sont mobilisés pour accueillir public et artistes, partenaires et entreprises, pour partager la passion du jazz de midi trois heures du matin sur des scènes éphémères et sur des sites classés monuments historiques. La scène du Théâtre Antique avec son coucher de soleil et ses stars est emblématique et est la scène principale et seule scène payante. Nous offrons aussi des concerts gratuits toute la journée pour que toute la ville et l’agglomération baignent dans une ambiance de festival.

 

 Avant et pendant, expositions, conférences et cinéma, jalonnent le festival. Qu’apportent ses manifestations à Jazz à Vienne ?
C’est une envie d’aller à la rencontre du public puriste ou néophyte, de discuter de cette musique de jazz qui n’est pas à sa place sur l’échiquier culturel en France. Par exemple, nous ouvrons le festival avec une création jeune public qui rassemble 6 000 enfants du Pays Viennois ; cette année c’est Greg Zlap, l’harmoniciste de Johnny Halliday qui a travaillé avec les instituteurs pour initier les enfants au blues et à l’harmonica. Nous offrons à chaque enfant un harmonica pour que tous puissent jouer avec l’artiste ! D’ailleurs le festival est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Petit à petit, ils s’approprient le festival avec leurs parents… Du coup, on n’est pas étonné que le Conseil d’Administration du lycée de St Romain-en-Gal ait décidé de rebaptiser son établissement du nom d’Ella Fitzgerald. À Vienne, le jazz est ancré dans la culture du territoire et chaque Viennois a une histoire avec le Festival.

 

 Cette année encore, de grands noms tels Paolo Conte, Craig Adams, Quincy Jones, Gregory Porter (Label Blue Note), seront présents. Cela reste-t-il un challenge que d’attirer des artistes de renoms ?
Oui c’est vrai, ce n’est pas facile. Les artistes et cette musique de jazz constituent la matière première. Nous sommes membre d’un club : International Jazz Festival Organization/IJFO (ijfo.org) qui rassemble 16 des plus grands festivals européens et américains, (Montréal, Montreux, Newport, Northsea…) nous travaillons avec les agents internationaux et échangeons toute l’année avec les directeurs du club et leurs équipes de programmations. Comme par hasard quatre concerts de Stevie Wonder en Europe cette année auront lieu dans des festivals membres de l’IJFO.

Le jazz c'est la liberté, la résistance, la fraternité, 
l'innovation, le partage !

 La saison des festivals bat son plein. Le territoire est criblé de manifestations pendant les deux tiers de l’année. Pensez-vous

youssou ndour
youssou ndour

qu’une baisse de la qualité est envisageable ?
Pas chez nous en tout cas ! Le jazz est effectivement très présent en Rhône-Alpes et sur le Pôle Métropolitain ! Cette région est peut-être leader en France en musique de jazz, il y en a bien plus que sur la Côte d’Azur et certainement pas moins qu’à Paris ! Il y a un vivier de musiciens, un public et des diffuseurs. C’est pour cela que nous n’avons pas hésité à créer une saison culturelle en coproduisant des concerts à l’Auditorium de Lyon, en nous associant avec les festivals Rhino Jazz(s), A Vaulx Jazz, Fort en Jazz, St Fons Jazz mais aussi au Théâtre du Vellein, au Théâtre de Vienne, au Musée Gallo-Romain de Saint-Romain-en-Gal/Vienne… Nos programmateurs ont les oreilles branchées sur les sons des clubs de jazz : Périscope, Hot Club, Clef de Voûte, ou même de l’Opéra de Lyon qui montre l’exemple à la France entière en diffusant du jazz toute l’année… Le collectif Jazz(s) RA dont nous sommes est très dynamique, il y a des big bands de haut niveau tel que Bigre, le Big Band de l’Œuf, ou l’Amazing Keystone Big Band qui a remporté cette année le prix de meilleur disque de jazz de l’année par l’Académie du Jazz La qualité est bien en hausse !

 

 La culture est-elle un remède anti crise ?
On me parle de la crise depuis que j’ai l’âge de 10 ans et j’en ai 48 aujourd’hui. Je préfère l’esprit de Miles et Amadeus que le plan Barre… Le jazz c’est la liberté, la résistance, la fraternité, l’innovation, le partage !

 

 Qui aimeriez-vous voir passer sur la scène de Jazz à Vienne ?
Les musiciens qui sont au programme cette année bien évidemment ! Le public, notre Président, notre CA et toute l’équipe de Jazz à Vienne ont hâte avec moi !

 

 Le mot de la fin :
Je regrette que les médias ne s’intéressent pas plus au jazz, mais nous sommes le festival de jazz le plus diffusé aujourd’hui en France, en particulier sur Internet ! Téléchargez donc notre application, retrouvez-nous sur jazzavienne.com et si vous êtes lyonnais, venez avec notre TER spécial !

 

www.jazzavienne.com

infoline 0892 702 007 (0,34 euros/mn)

 

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