
Bruitage, graphisme, peinture, voix… Et quelle voix ! Une voix puissante qui interpelle et qu’on n’oublie pas. Auteur/compositeur/interprète, Melissmell est une artiste originaire d’Ardèche. Haaa, l’Ardèche… Des textes profonds, une voix sans faille et un univers autant visuel que sonore, elle nous invite dans un monde à part à chacune de ses chansons. Pour ce début de saison, Melissmell rentre en résidence à la MJC de Chambéry afin de travailler sur son spectacle, le moment idéal pour nous parler d’elle et de ceux qui l’entourent.
Le projet Melissmell est né en 2005. J’étais seule avec ma guitare. En 2007, j’ai rencontré mes 2 musiciens, Stéphane Bonacci le guitariste et Thomas Nicol le violoncelliste. Cette même année, Audrey ma future manageuse et Jean-Pierre futur coéditeur me découvrent sur myspace. En 2008, Jean-Pierre nous fait rencontrer Chrysalis avec qui nous signons pour les éditions (coédition avec Evendo, la société de Jean-Pierre) puisque j’écris et compose mes morceaux. Cette même année, Pour Oublier Productions nous découvre également et devient notre tourneur. En 2009, nous remportons les Bravos du Public au Festival Alors Chante de Montauban, festival qui fut un tremplin pour nous et nous a permis en décembre 2009 de jouer aux Trois Baudets à Paris, où Discograph nous entend et nous propose de produire notre premier album qui sortira le 25 octobre prochain.
Je suis originaire d’Ardèche où l’on trouve une plante appelée mélisse. « La mélisse, ma grand-mère me disait que c’était pour soulager les maux des femmes ».
Et puis Smell pour « Smell like teen spirit » de Nirvana qui fait partie de mes influences.
J’ai aussi découvert, quelques mois après avoir choisi ce nom, l’existence du mot « mélisme ». En musique, le mélisme (du grec melos : air, mélodie, chant) est une technique consistant à charger de nombreuses notes une syllabe d’un texte, lorsque celui-ci est chanté. Les anciennes cultures utilisaient les techniques mélismatiques afin d’atteindre des états de transe hypnotique, ce qui était le but recherché dans certains rites initiatiques, par exemple les Mystères d’Eleusis, ou pour la contemplation mystique. On la retrouve de nos jours dans de nombreux types de chants religieux juifs, hindouistes ou musulmans.
Pour adoucir la dureté des textes, quoi de mieux qu’une poupée ?
Cette résidence va nous permettre de nous professionnaliser davantage. Nous allons travailler, en collaboration avec Philippe Prohom, la mise en scène du spectacle en quintet (notre formation s’étoffe de deux musiciens supplémentaires même si nous continuerons de jouer en trio pour certains lieux où nous voulons garder une certaine intimité), l’interprétation musicale. Nous allons aussi ajouter des éléments de décor, ce que nous n’avions pas jusqu’ici.
Sans hésiter Radiohead, Coco Rosie, Noir Désir, les 60’s et 70’s anglo-saxonnes et pour les francophones Brel, Ferré et Gainsbourg.
A très bientôt dans votre région…