Catfish©Nawel-Louqais

Catfish par l’atelier journalisme

 

Le service culturel de la ville d’Aubenas réitère l’expérience : proposer un atelier journalisme culturel, assuré par trois intervenants (chroniqueur, réalisateur et producteur radio, photographe), à une classe du lycée professionnel Jules Froment.

Au départ, 28 journalistes en herbe et quelques heures seulement pour préparer, mener et retranscrire chroniques et interviews écrites et radiophoniques, et pour se familiariser avec la photo de concert. Leur terrain de jeu ? La salle Le Bournot qui accueillait le 7 décembre dernier Catfish et Don Cavalli pour une soirée néo-blues de haute volée.

 

 

Interview de Catfish Par Nico, Erika et Tiffany

 

 

Pouvez-vous nous parler de Catfish, comment vous êtes venu à créer ce groupe et pourquoi ce nom ?

 

Nous avons créé Catfish il y a 2 ans 1/2. Damien joue des guitares, de la basse, de l’harmonica, et fait les cœurs. Moi, je chante et joue de la batterie. Nous essayons de faire un maximum de choses à deux. On a choisi Catfish parce qu’on voulait un nom qui évoque deux choses différentes (cat & fish), et puis le catfish est un animal qui traîne dans des eaux boueuses, on aime bien associer cette image un peu crade à notre musique. Et c’est aussi, bien sûr, un clin d’œil au catfish blues.

 

 

Quand on parle de votre musique, on cite souvent Robert Johnson ou The Kills ? Êtes-vous d’accord ? En quoi vont-ils vous influencer ?

 

En plein de choses ! La grosse basse de vieux blues qui date des années vingt par exemple. Nous aimons le blues pour sa grande et belle simplicité. Et les Kills, c’est pour leur son un peu déglingué, un peu fou. Après, on essaie de retranscrire tout cela à notre manière.

 

 

Écrivez-vous vos chansons pour revendiquer des opinions politiques ou sociales ?

 

Politique, pas nécessairement ou alors de façon indirecte. Mais social, oui, un peu plus. On parle beaucoup des rapports qu’il peut y avoir entre les gens, de l’influence que la société a sur nous et sur notre façon de nous comporter avec les autres. Mais on n’a pas spécialement envie de dire aux gens ce qui est bien ou pas. Notre engagement se situe plutôt dans la forme musicale, dans l’esthétique qu’on a choisie.

 

 

Vous avez été repérés par des Eurockéennes, sélectionnés aux Inouïs du Printemps de Bourges et interviewés par de nombreux médias nationaux. Comment vivez-vous cette célébrité soudaine ?

 

Célébrité ! Tout est relatif, personne ne nous reconnaît dans la rue ! Mais nous sommes reconnus par les professionnels du réseau, nous avons vécu des belles choses avec Bourges. Nous le vivons avec beaucoup de stress ! Ce sont des échéances un peu flippantes, mais nous sommes évidemment contents que ça nous arrive.

 

 

Quels sont vos projets pour la suite ?

 

La prochaine échéance sera la sortie d’album en mars 2014. On est très impatients ! Il va y avoir une tournée, la réalisation d’un clip, et toute la promotion, soit un très gros travail ! Notre équipe est en train de tout prévoir, elle nous représente d’ailleurs en ce moment aux Transmusicales de Rennes.

 

 

Le mot de la fin : Catfish est un groupe très sympathique, et ils mettent le feu sur scène !

Merci à tous de nous avoir fait découvrir un style de musique et un métier intéressants. Et merci à Vibration Clandestine de nous avoir ouvert ses pages.

 

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