© 2015 Alexandre Isard

Chilly Gonzales

Si vous ne connaissez pas Chilly Gonzales, sa musique vous dit sûrement quelque chose vous l’avez même déjà entendue, mais où ?

Peut-être est-ce en 2009 lorsqu’il bat le record de l’Indien Prasanna Gudi qui avait offert à ses spectateurs un concert de 26 h, Gonzales s’offrit une petite heure de plus, quand on aime, on ne compte pas. Ou alors peut-être était-ce un plus tôt dans le film « Gainsbourg, vie héroïque », de Joann Sfar, où il prête ses mains lors de certaines prises de vue.

D’ailleurs, si nous remontons encore dans le passé il y a bien d’autres aventures, tantôt pop tantôt rap, saviez-vous par exemple qu’il avait fait partie du groupe Puppet Mastaz, surprenant oui.

La meilleure écoute se fera seule ou en agréable compagnie, agréable mais silencieuse, dans votre fauteuil le plus confortable, une lumière tamisée, un verre de votre vin préféré à la main et dans un état de lâché-prise total.

Arrêtons la machine à voyager dans le temps et faisons une petite escale en 2004, année de sortie pour « solo piano », premier album 100 % instrumental, du piano seulement, instrument que l’artiste maîtrise à la perfection. Le premier morceau de ce disque, « Gogol », sera notamment l’air de piano qui accompagnera une célèbre pub de banque en ligne. Ce disque était et restera un magnifique album. Très vite on se sent à l’aise et détendu à l’écoute de ses morceaux, douceur et faible enchevêtrement de notes offrent une écoute douce et gracieuse de ce pianiste hors pair. Un habile groove mis au service de la musique baroque le tout en flirtant continuellement avec quelque couleur de jazz. Les années passent, nous voilà en 2011, « solo piano 2 » voit le jour. La barre avait été placée très haute par le premier opus et le temps fut long pour les fans de l’artiste qui trépignaient d’impatience de se délecter d’un nouveau recueil de douceurs sonores. La magie fut à nouveau au rendez-vous, Chilly Gonzales sut recréer cette cosy musique et combler de bonheur ses plus grands fans. Au risque de me répéter la musique de cet homme est tout simplement aussi envoûtante que surprenante, Erik Satie rôde dans certaines de ces ambiances et en creusant sans fin les influences pourraient surgir de toutes parts et justement c’est bien là le point positif, de toute part. Avec une carrière qui a baigné dans tant de styles différents et croisé tant de chemins la magie opère très vite. Quand on travaille aussi bien avec des groupes de hip-hop comme les Puppet Mastaz, des compositeurs Électro comme les Daft Punk ou Boys Noize, quand on s’accoquine avec le Kaiser Quartett de Hambourg pourra musique baroque que peut-il se passer d’autre que devenir cette définition qui revient souvent quand on parle de Chilly Gonzalez :

 

« …Aussi bien connu pour son approche intimiste du piano que pour son sens du

spectacle, « Gonzo » vise à être un homme de son temps, abordant le piano avec

une formation classique et jazz mais avec l’attitude d’un rappeur… »

 

Que voulez-vous dire de plus, si ce n’est peut-être un conseil d’écoute, un conseil personnel qui n’engage que moi, j’insiste. La meilleure écoute se fera seule ou en agréable compagnie, agréable mais silencieuse, dans votre fauteuil le plus confortable, une lumière tamisée, un verre de votre vin préféré à la main et dans un état de lâché-prise total.

Inutile d’en dire plus…

Si, le plus important, « Chambers » la suite de « Solo piano 2 », viens de voir le jour et cette fois Chilly Gonzales s’entoure du quatuor à cordes cité précédemment, Kaiser Quartett de Hambourg. Le voyage risque d’être intense, il paraitrait même que quelques surprises attendent ceux qui écouteront ce nouvel album. Vite, une lumière tamisée et un verre à pied !

 

chillygonzales.com

 

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