The Volunteered Slaves, Ripcord !

Après le succès des albums Breakfast in Babylon en 2009 et The Day After en 2013, nous retrouvons le collectif de jazz The Volunteered Slaves affûté comme jamais pour défricher des nouveaux territoires : ambiance funky, jazz spatial et voix hip-hop sont au menu de ce nouveau voyage, Ripcord, qui sort le 14 avril chez Cristal Records.

 

The Volunteered Slaves en orbite avec l’album Ripcord !

 

Volunteered Slaves
L’album Ripcord, disponible dès le 4 avril.© Cecilia Conan

 

The Volunteered Slaves, qui s’est formé en 2002 à Marciac en choisissant de rendre hommage au thème Volunteered Slavery de Rahsaan Roland Kirk, a toujours suivi sa voie en dehors des sentiers battus et tenté de frotter le jazz à toutes les musiques. Adepte des mélanges audacieux, ils n’ont pas hésité à reprendre Rock It d’Herbie Hancock ou Don’t Stop ‘Till You Get Enough de Michael Jackson, détournant des tubes célèbres pour en dévoiler des nuances rythmiques inconnues jusqu’alors. Car avec les Volunteered Slaves, il faut que cela groove, il faut que cela danse. Porteurs d’un jazz shamanique visant à provoquer la transe, le collectif n’est jamais aussi bon que lors de ses improvisations qui révèlent des qualités d’interaction hors du commun entre les musiciens : Olivier Temime (saxophone ténor), Emmanuel Duprey (piano), Akim Bournane (basse), Julien Charlet (batterie) et Arnold Moueza (percussions).

 

Un collectif qui aime lancer les invitations

 

Volunteered Slaves
Le visuel de Ripcord disponible dès le 12 avril !

 

Cet ensemble à géométrie variable aime s’entourer d’invités qui viennent amplifier le son et apporter leur couleur musicale. Sur Ripcord se pressent donc des invités à découvrir : l’organiste Emmanuel Bex, le guitariste Hervé Samb, le contrebassiste Géraud Portal et le saxophoniste ténor Stephan Moutot, mais la grande nouveauté reste l’arrivée des voix dans le groupe, avec quatre chanteuses hip-hop excellentes, et aussi Mafé et Allonymous, qui d’un coup donnent une dimension lyrique au projet. Ripcord allume les moteurs du groove spatial dès le premier titre The Gambler, puis enchaîne avec Watersplash, et on se retrouve embarqué dans une aventure qui allie des subtilités rythmiques et des qualités hypnotiques parfaites pour lâcher prise et s’enfoncer dans l’écoute d’un disque complexe, extrêmement maîtrisé techniquement, et qui est traversée d’un feu passionné, d’un amour des notes vraiment tangible.

 

The Volunteered Slaves
a l’art et la manière des reprises

 

Volunteered Slaves
L’album Ripcord, disponible dès le 4 avril.© Cecilia Conan

 

Encore une fois, The Volunteered Slaves a disséminé sur l’album des reprises étonnantes. Nous savourons Us and Them des Pink Floyd au groove apaisant, God Only Knows des Beach Boys, spirituel et choral, et Video Killed The Radio Stars qui change tout ce que l’on pensait de ce hit des Buggles. Ripcord paraît le 14 avril, et mérite le voyage. Il n’y a plus qu’à faire ses valises.

 

Cet article a été rédigé par Stanislas Leroy pour Vibration Clandestine.

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